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Un coup de pied long de deux siècles.

Si j’ai oublié comment désigner, c’est parce que l’ignoble a cru être capable de déchiffrer mon instinct, parce que je n’ai su ni pu sortir ma tête de l’eau et mes pieds de la vase. Que l’accalmie nous engourdit ! Seulement, à l’heure où l’écume vient frapper les murs construits, il n’est plus temps de relever fièrement le menton. J’avais voulu découper ceux qui papillonnaient en courbettes, mais c’était oublier mon obéissance abyssale. Comment sortir de mes fers proprement forgés ? Que reste-t-il à faire lorsque toute la bêtise évaporée se transforme en honte, en course effrénée ? On me promène, m’abuse et m’immole -mais je persiste, la tête au dessus du bûcher. Alors me voici à nouveau au milieu des pages, les lèvres fébriles et le cœur empli, prête à sacrifier mon jour pour des paroles desséchées. Elle a mimé le vomissement sans rougir alors que je me tenais les yeux enfumés ; et j’ai peur du soleil qui m’éclairait, je crains la rechute infernale et le visage livide. Ils restaient hilares, pareils à une volée de crachat atteignant mes certitudes. 

Il est temps de se raccommoder, manier le fil comme l’épée pour combattre enfin le non-sens environnant. 

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artinspain:

George Grosz 乔治·格罗兹
Metropolis
1916-17
Oil on canvas. 100 x 102 cm
Museo Thyssen-Bornemisza, Madrid
INV. Nr. 569 (1978.23)
speakingparts:

ICE: Portraits of Vanishing Glaciers by James Balog
polyeucte-melitena:

Odilon Redon (French, 1840-1916), Flowers: Poppies and Daisies, c. 1867. Oil on cardboard, 19 x 23.5 cm.
Lettre à Rosa, ou L’utile désagrégé.

Soudez mes entrailles, videz le pot de couleur ! Beaucoup d’aspects surmontés s’aplatissent, et trois troquets au goût infâme, leur musique amputée, tournoient gentiment : c’est pourquoi le chant du coucou a pu encastrer mon nid.

Ainsi se sauveront les gonds, des flux assommés au plus bas du jour. Si éprouver n’était que volatile, nous ne saurions écrire de roman. Froisser les feuilles, est-ce recevable ? Ne frotte-t-on pas l’aiguille contre son fil acéré ? 

Il y avait dans ses yeux l’or d’une femme assoupie, comme si une phrase répétée l’avait empli de douceur servile, les membres trop tremblants pour parvenir à solidifier ces sons. Les offrandes dûment amassées ne servent pas qu’à orner les musées silencieux, on se doit de les passer de main en main sitôt qu’elles résistent. 

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Cassavetes on Cassavetes.

My Neighbor Totoro (1988)
drawpaintprint:

Diego Rivera: Indian Warrior, 1931




MOMA:

Of all the panels Rivera made for The Museum of Modern Art, Indian Warrior reaches back farthest into Mexican history, to the Spanish Conquest of the early 16th century. An Aztec warrior wearing the costume of a jaguar stabs an armored conquistador in the throat with a stone knife. The Spaniard’s steel blade—an emblem of European claims to superiority—lies broken nearby. Jaguar knights, members of an elite Aztec military order, were known for their fighting prowess; according to legend, their terrifying costumes enabled them to possess the power of the animal in battle. The panel’s jarring vision of righteous violence offered a Mesoamerican precedent for Mexico’s recent revolution, as well as its continuing struggles.
ST